Productions culturelles et représentations socio-écologiques du numérique

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19 juin 2026 de 15h30 à 17h 

Discutants : Lucas Fritz et Marta Severo, Dicen, Université Paris Nanterre

  • Federico Biggio – MCF, Université de Tours

Les intelligences artificielles éco-vilaines dans l’imaginaire culturel

« Cette contribution explore l’imaginaire écologique des technologiques à partir d’un corpus comparatif d’« IA vilaines », tiré de séries télévisées, de films, de jeux vidéo et de bandes dessinées, et analysé au moyen d’un outil d’analyse statistique de la culture (Rogers 2013 ; Manovich 2020), permettant des interrogations quali-quantitatives fondées sur un système de catégories transversales. La contribution isolera les rhétoriques discursives par lesquelles les textes construisent l’image d’une IA « méchante » pour, et envers, l’environnement, en se concentrant sur plusieurs dimensions analytiques : (1) des archétypes articulés à des typologies de crimes ; (2) des esthétiques des mondes représentés et des « corps » des IA ; (3) des structures narratives et axiologiques, liées à l’investissement de valeurs des acteurs (êtres humains, IA, environnements) ; (4) des instances de perspective, selon que l’on se situe dans des dispositifs interactifs (jeux vidéo) ou dans des narrations non interactives ; (5) des genres (horreur, comique, jeunesse) et leurs corrélats en termes de publics visés. »

  • Vincent Moncho – Directeur du festival Octobres Numérique

L’art de la soutenabilité : introduction au permacomputing, ses pratiques et ses pensées

« Cette communication propose une introduction au permacomputing comme cadre critique et pratique pour repenser les rapports entre technologies, soutenabilité et création contemporaine. À partir d’exemples issus du champ de l’art numérique et de l’expérience du festival Octobre Numérique, il s’agira d’explorer comment certaines pratiques artistiques déplacent les imaginaires dominants de l’innovation et de la croissance technologique au profit d’approches situées, sobres, relationnelles et écologiques du calcul. Entre esthétique, infrastructures et usages, le permacomputing apparaît ici comme une invitation à concevoir d’autres manières de faire monde avec les technologies. »